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19.7.08

France : Près de 8 millions de pauvres !

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Selon une étude de l’Insee publiée vendredi 18 juillet la France métropolitaine comptait, en 2006, 7,9 millions de pauvres, soit 13,2 % de la population dont le niveau de vie est “inférieur à 880 euros par mois”, alors que le revenu médian est de 1 470 euros par mois (17 600 euros par an). Cette étude s’appuie sur les déclarations fiscales et exclut les personnes sans domicile.

“Ces chiffres confirment la tendance observée depuis 2002 d’une stabilisation des inégalités et de la pauvreté en France après une période de baisse régulière”, a commenté Jean-Louis Lhéritier, l’un des responsables de l’Insee.

En 2006, le revenu disponible des 10 % les plus pauvres de la population française métropolitaine était constitué “à 42 % de transferts sociaux”, principalement les allocations familiales et de logement, ajoute l’étude. Environ 30 % des familles monoparentales, essentiellement constituées d’une mère et de ses enfants, vivent dans la pauvreté, et c’est dans les villes de plus de 20 000 habitants, hors agglomération parisienne, que le taux de pauvreté est le plus fort.

16.7.08

Jean Marie Le Pen parrain de la fille de Dieudonné

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L’humoriste Dieudonné, a fait baptiser son quatrième enfant à Bordeaux , d’où la famille de sa femme est originaire, en l’Eglise Saint-Eloi, bien connue des Bordelais pour accueillir la paroisse attachée au rite tridentin. Le baptême a été célébré par l’abbé Laguérie, ancien curé de Saint Nicolas du Chardonnet. Cela aurait pu être un baptême assez ordinaire si le parrain de la fillette n’avait été autre que…le Président du Front National, Jean-Marie le Pen. L’information a été confirmée par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, proche des traditionalistes.
Ce n’est pas une première pour Jean-Marie Le Pen, qui est aussi le parrain de l’enfant de Bruno Mégret. Une initiative qui a surpris au sein même du Front National: “Nous avons cru à une plaisanterie!” ont-ils expliqué.

Alors toujours raciste Jean Marie Le Pen ?

8.7.08

LE VICE-PRESIDENT VERT DE RHONE-ALPES EST TOUJOURS ENTRE DEUX AVIONS

D’après le magazine Capital, depuis deux ans, le vice-président écologiste de Rhône-Alpes voyage à peine moins que le ministre des Affaires étrangères. Avec 10 millions d’euros par an, « la région dispose du plus gros budget d’aide au développement de toutes les collectivités françaises », se vante Jean-Philippe Bayon, chargé de la « solidarité internationale et de la coopération décentralisée ». Il pourrait dire aussi la Région est la plus grande agence de voyage Française. Décidé à "contrôler sur place" l’emploi des deniers rhônalpins, le globe-trotter et un collaborateur auraient visité 16 pays (Mali, Brésil, Vietnam, Madagascar...) pour au moins 100.000 euros rien qu’en billet d’avion. Sans parler des 106,88 tonnes de CO2 déversées par ces voyages, si importants pour l'élu écolo...

Voyager pour contrôler l'emploi des deniers publics aux frais de la Princesse, en voilà une bonne idée...

Elle est pas belle la vie vue dans l'air pour celui qui désormais est surnommé "Bayon vole" par les élus du Groupe FN à la Région.

« Inefficace »

« Inefficace »

Le 30 janvier dernier, rapporte Le Figaro dans son édition publiée lundi, Brice Hortefeux, Ministre de l'Immigration, avait confié à Pierre Mazeaud la présidence d'une Commission – comptant dans ses rangs des immigrationnistes patentés comme Kofi Yamgnane ou le démographe Hervé Le Bras – chargée « d'éclairer le gouvernement sur deux questions : comment définir des quotas d'immigration ? Comment mieux gérer la justice des étrangers, voire unifier le contentieux de l'entrée, du séjour et de l'éloignement ? (…). Faut-il (…) modifier la Constitution ? ». Le choix de placer cette commission sous l’égide de M. Mazeaud, constitutionnaliste de renom, était aussi un signal envoyé à l’aile la plus droitière de l’électorat sarkozyste, puisque celui-ci fut le rapporteur en 1986 du projet (avorté) de réforme du code de la nationalité, à l’époque où le RPR avait beaucoup musclé son programme pour contrer la montée en puissance du FN. Pour mieux retomber dans ses travers immigrationnistes une fois Chirac, puis Sarkozy élus… Pierre Mazeaud avait à cette époque déposé une proposition de loi où il reprenait notamment à son compte la proposition du FN de revenir au droit de la filiation plutôt qu’au droit du sol (FDA Quotidien du 17/12/2002), proposition aussitôt enterrée comme il se doit par les ténors de la droite mondialiste. Or selon les conclusions du rapport de la Commission Mazeaud que s’est procuré Le Figaro, la politique de quotas prônée par le gouvernement, « de contingents migratoires limitatifs serait sans utilité réelle en matière d'immigration de travail, inefficace contre l'immigration irrégulière ». « Un sujet aussi sensible (qu'une politique de quotas) diviserait profondément et inutilement la société française » a finalement jugé ladite commission, qui a mis implicitement en exergue l’impossibilité de l’UMP, au vu du programme qui est le sien, à pouvoir régler le problème migratoire.

L’objectif caché…

Le Figaro souligne que la Commission met en doute « la pertinence même des quotas (…) : il est impossible de fixer des plafonds d'entrée en France pour les étrangers arrivant en France au titre du regroupement familial ou de l'asile. Du coup, seule l'immigration de travail serait susceptible d'être contingentée. Pour atteindre l'objectif d'une immigration à 50 % économique, il n'y aurait d'autre hypothèse que de décupler les arrivées. « Ce que le Front national avait fait remarquer dès que le Président de la République avait évoqué cet objectif, a rappelé Jean-Marie Le Pen lundi, « cette multiplication par dix de l’immigration (étant) bien l’objectif caché de l’immigrationniste Nicolas Sarkozy ». « La société française n'est pas prête » a cette nouvelle accélération des flux migratoires a constaté la Commission Mazeaud. « Pour le reste, a encore pointé le Président du FN, celle-ci a dit également non à M. Sarkozy sur la création d'une justice spécialisée dans le contentieux des étrangers, et sur une réforme de la Constitution. Autrement dit elle rejette les trois projets que ce dernier lui avait soumis ». Mais le rapport en question « salue » la politique de coopération avec les pays d'origine de M. Hortefeux, pourtant très largement inefficace, et se contente de prodiguer au Ministre de l’Immigration « quelques propositions techniques concrètes ». Et comme à chaque fois que nos dirigeants sont confrontés à un problème qui les dépassent, qu’ils n’ont pas le courage ou la volonté de régler, celui-ci a été renvoyé « au niveau européen ». « Il est impossible d'imprimer aujourd'hui de profonds infléchissements de la politique d'immigration hors de ce cadre » est-il encore affirmé dans les conclusions de ce rapport, alors même que l’entité européiste milite ouvertement pour une poursuite active des flux migratoires, dit « légaux ». Pourtant, « ce n’est pas à une instance supranationale de décider qui une nation souhaite ou non accueillir sur son territoire. Il s’agit d’une prérogative régalienne et qui doit le demeurer » a aussi souligné Jean-Marie Le Pen. « Dès (mardi), à Cannes, le Ministre va mesurer la difficulté de l'enjeu en tentant d'imposer lors d'un Conseil européen un « pacte pour l'immigration », pourtant très timide mais « qui rencontre l'hostilité des Espagnols » a précisé Le Figaro, manière polie de faire comprendre à ses lecteurs que le pacte en question se réduira à un effet d’annonce…

7.7.08

Le syndrome « Otage »

Le syndrome « Otage » par « Le Sarkologue »
Source: Nations Presse info

Ma spécialité est la Sarkologie qui couvre l’étude de certains troubles du comportement observables chez les patients atteints de Sarkozysme . Un certain nombre de symptômes sont facilement détectables comme « le syndrome otage », le grand écart, la bougeotte, la gestuelle, les tics du visage ,etc… Nous traiterons aujourd’hui d’un des symptômes, le premier cité.

L’attirance de ces patients par les problèmes de prises d’otages est particulièrement visible chez celui qui a donné son nom a l’ensemble des troubles du au Sarkozysme à savoir Monsieur Nicolas Sarkozy.

1- Neuilly 13 mai 1993 . Human Bomb

Erick Schmitt cagoulé et bardé d’explosifs prend en otage 21 enfants et une institutrice dans l’école maternelle Commandant Charcot le 13 mai 1993 à Neuilly.
Nicolas Sarkozy alors maire de Neuilly, ministre du Budget dans le gouvernement de Monsieur Balladur , au lieu de laisser les spécialistes traiter la question s’impose comme négociateur auprès du preneur d’otage.
Il sera filmé par les télévisions sortant de la classe maternelle avec des enfants sur les bras, ce qui lui vaudra une très grande notoriété à l’époque.

2- Les infirmières bulgares

Cinq infirmières bulgare et un médecin palestinien moisissaient, condamnés à mort en prison en Libye , accusés d’avoir inoculer le sida en 1999 à 436 enfants dont 56 étaient décédés depuis.
Le 26 avril 2007 Segoléne Royal reçoit les familles des infirmières bulgares pendant la campagne présidentielle .
Élu le 6 mai 2007 , Sarkozy envoie deux mois plus tard son épouse de l’époque auprès du colonel Kadafi le 13 juillet 2007 , puis le 24 Juillet . Cette dernière ramène tous les otages lors de la deuxième visite
. Les conditions de leur libération ne sont pas explicitées mais l’image de Sarkozy encore (ou déjà ?) en campagne électorale en sort magnifiée. Le succès de l’affaire HB a-t-il formaté Sarkozy à faire libérer des otages ? L’initiative de Ségolène lui aurait-elle rappelé le bienfait médiatique que l’on peut recevoir d’une telle affaire ?

3- L’arche de Zoe

L’ONG l’arche zoé est transportée les 21 août et 9 septembre au tchad avec deux tonnes de matériel par les avions de l’armée de l’air.
Au Tchad règne Idriss Déby dont le protecteur local est le colonel Kadafi .
Après avoir rassemblé 103 enfants pour les transporter en France le personnel de l’ONG est embastillé le 25 octobre par Monsieur Idriss Déby sous les accusations de pédophilie, trafic d’organes …
Notre Sarkozy finira par ramener les « humanitaires » biens nommés en l’occurrence (car errare humanum est) en France libres de leurs mouvements.
Combien cette plaisanterie créé par le pouvoir (au moins pour le transport) a-t-elle couté?
Quel était la motivation ? L’image médiatique?

4- Le Ponant

Un yacht de croisière est attaqué au large de la Somali par des pirates. 22 Français,6 Philippins, une Ukrainienne et un Camerounais sont pris en otage . La rançon demandée est de 2 millions de dollars. Le propriétaire est prêt à payer.
Les autorités françaises vont intervenir . L’essentiel des informations sur le déroulement des opérations viendra du Canard enchainé.
Le meilleur navire dans le coin a l’époque : Le Surcouf en panne à Djibouti a failli intervenir .En conclusion nous verrons que cela n’a pas échappé à tout le monde.
Les plus anciens Jean Bart et Jeanne d’arc (navire lancé en 1964!) ont fini par arriver sur place en dépit de gros soucis.
Le Var et le Georges Leygues arrivent sans problèmes.
Deux hélicoptères basés à Djibouti eux aussi en rideau ne peuvent intervenir.
Un Breguet Atlantique- 2 est chargé de surveille le Ponant. Il ira se poser au Yemen un moteur en feu. Un autre avion partira de Brest.
Le chaland de débarquement chargé de deux tonnes de matériel coule a pic près du Jean Bart.

La rançon est payée. Les otages libérés. Certains pirates seront arrétés et une partie de la rançon récupérée ( le plus grand flou artistique règne sur le montant exact récupéré)

DEPUIS : 1-Fin mai début juin , ont été pris d’assaut par des pirates au large de la Somali trois navires : Un Turc,un Allemand et un hollandais.

2- Cette opération a parfaitement illustré l’état de vétusté dans lequel se trouvent les équipements militaires ainsi que le manque de moyens pour financer des exercices et de entrainements. D’où le boomerang qui suit.
Monsieur Sarkozy ayant décidé d’amputer les armées d’une partie du peu qu’elles reçoivent encore, un groupe d’officier supérieur a décidé de manifester son désaccord sous le nom de groupe « SURCOUF »

5- Bettancourt

Les média nous abreuvant depuis un moment de Bettancourderies, il n’est pas indispensable d’en remettre une couche.
Comme pour le Ponant cette affaire est présentée comme un succès de Sarkozy.
La libération s’est faite sans Sarkozy et son ami Chavez .Seuls Bush et Mac Cain avaient été informés de l’opération avant qu’elle ne se déroule.
Ingrid Bettancourt a remercié le Président Iribe et l’armée colombienne . Elle n’a pas déjeuné avec Nicolas ou Carla mais avec Villepin (vieux camarade de Sarkozy tout le monde le sait)
Ce qui est un bide nous est présenté comme un succés. Par contre le cout de ces opérations médiatiques de libérations d’otages ne nous est jamais précisé. Zoé, Ponant, Bettancourt. Même combat. Et maintenant:

6-Gilad Shalit

Ce soldat Israelien est prisonnier du hamas depuis le 25 juin 2006.
Monsieur Sarkozy a annoncé qu’il allait maintenant s’occuper de la libération de cet otage .

Le sarkozysme est encore très virulent chez ce patient (Sarkozy).

Le sarkologue.

2.7.08

De la TIPP à la spéculation…


Comme les élus frontistes dans de nombreux Conseils régionaux, notamment dernièrement Michel Guiniot au nom de l’opposition nationale en Picardie, le groupe FN de Rhône-Alpes à demandé lundi à l’exécutif régional de faire un geste en faveur des automobilistes étranglés par l’augmentation du carburant. « On peut, comme la gauche, en blâmer les compagnies pétrolières et racketter Total sur ses bénéfices. Mais on peut aussi considérer que nos Régions perçoivent une part de la TIPP, ont relevé les frontistes. En Rhône-Alpes, cette part s'élève à plus de 0,6 € le litre de gazole, et 0,4€ le litre de super (montant calculé sur le prix à la pompe en 2007). Plus le prix à la pompe augmente, plus la Région perçoit de recettes, puisqu'on prélève en réalité un pourcentage ». Aussi, afin de « défendre le pouvoir d'achat de nos compatriotes et nos emplois », le groupe FN a fait savoir qu’il redemandera, lors de l'assemblée plénière du 10 juillet, et comme il l’avait fait en vain lors du vote du budget, « la suppression, ou à tout le moins la diminution, de cet impôt pénalisant pour les citoyens et les entreprises ». Les élus patriotes ont encore rappelé que le pétrole à 140 $ le baril est en réalité à 88 €, et le litre de super à 1,50€. En 2000, alors que le baril coûtait 60 $, nous le payions 72 €, mais à la pompe, moins de 0,9 € le litre de super ». Relevons encore qu’un mois avant la manifestation des routiers lundi contre la cherté du pétrole, le Ministre algérien du pétrole et président de l’OPEP, Chakib Khelil, a déclaré que les prix élevés du pétrole sont « plus liés à la spéculation » qu’à tout autre phénomène, soulignant qu’« il n’y a aucun problème d’approvisionnement ». Propos confirmés, précise Faits & Documents, par le responsable des recherches de l’OPEP, Hasan Qabazard, qui a indiqué que « la production pétrolière dépasserait la demande mondiale en 2008 et que, par conséquent, l’OPEP n’avait pas besoin d’augmenter la production cette année (…). La hausse vertigineuse du pétrole est purement artificielle et voulue par de grands groupes de pression (tel le Bilderberg Group) ».

28.6.08

La « dégringolade »

« Classe moyenne, la dégringolade » titre le magazine Le Point paru jeudi, qui consacre un important dossier à ce thème. Un des échecs les plus spectaculaires de l’UMP au pouvoir depuis 2002, la preuve de son incapacité à protéger les Français des ravages de la mondialisation. Un phénomène contre lequel le gouvernement refuse d’agir sur le fond, au nom de l’idéologie euromondialiste qui est la sienne… et qu’il partage avec l’ensemble de la classe politicienne. L’hebdomadaire constate que « les Français ne voient toujours rien venir » concernant leur pouvoir d’achat, sur fond d’augmentation faramineuse du prix de l’essence (+ 17,4% en un an) ou encore des fruits et légumes (+5,9% sur les produits frais au mois de mai). « Une tuile pour la croissance à venir du pays et pour le gouvernement qui, déjà, piégé par la crise financière, cherche par tous les moyens à gonfler le moral des Français ». Y compris par la campagne de pub « inspirée par le publicitaire » et « nouveau communicant » de Sarkozy, Thierry Saussez. « Une campagne télé et presse écrite », pour un montant -« tout de même … » - de 4,3 millions d’euros. Le magazine relève que le rachat des RTT (boudé par une entreprise sur cinq) et la détaxation des heures supplémentaires (leur nombre n’explose pas…) « n’ont pas produit le miracle attendu ». « Le pouvoir d’achat des classes moyennes », « qui ont l’impression de payer pour tout le monde », « flanche et précipite une partie d’entre elles vers le bas ». « Bien sûr les travailleurs pauvres (1,7 millions de personnes), les RMistes et les chômeurs sont les premiers pénalisés par le retour d’une inflation (+3,3% en un an selon l’Insee), inconnue depuis 1991 ». Cité par l’hebdomadaire, le directeur du Crédoc, Robert Rochefort, affirme que « la classe moyenne n’existe plus », parlant d’un groupe aujourd’hui « éclaté ». Car « si la mondialisation (…) et la baisse spectaculaire des prix grâce aux produits made in China ont permis de masquer la faible progression des salaires en France », cette période est « bel et bien finie ». « Le pouvoir d’achat des Français rapporté au nombre des ménages devrait baisser de 0,4 % en 2008 selon l’Insee », est-il encore indiqué.

26.6.08

Par inclinaison, Barnier se couche...

Jean-Marie Le Pen tenait mardi une conférence de presse dans les locaux du Parlement européen à Paris, alors que la présidence française de l’UE débutera le 1ER juillet. Le Président du FN pointant « la crise politique et institutionnelle du modèle fédéraliste de l’Union européenne », a relevé que Nicolas Sarkozy « a la possibilité de profiter du NON irlandais pour remettre sur la table les institutions européennes, et les orienter vers le maintien des souverainetés nationales ». « Il a toutes les cartes en main pour nous démontrer son ardeur réformatrice » (l’intégralité de cette conférence de presse est consultable sur www.frontnational.com). Mais force est de constater, une nouvelle fois et cela n’étonnera que les naïfs, que l’UMP au pouvoir n’entend pas défendre les intérêts français. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche avait ordonné le 19 juin aux directions régionales des affaires maritimes concernées, et sur injonction de Bruxelles, de retirer leur permis aux 36 thoniers-senneurs français (FDA Quotidien du 19/06/2008). Mourad Kahoul, à la tête du syndicat des thoniers méditerranéens a pourtant demandé à l’Etat français d’intenter un recours devant la Cour européenne de justice (CEJ) contre la fermeture mi-juin de la pêche au thon rouge en Méditerranée, imposée à notre pays et à l’Italie par la Commission européenne quinze jours avant la date prévue. Les « bruxellois » ont argué que les quotas de pêche française et italiens fixés pour 2008 avaient été atteints et que cette espèce serait menacée de disparition. « L’Etat français doit attaquer la commission européenne pour tout ce qu’elle dit. Rien n’est fondé, il y a un gros lobby derrière tout cela » a affirmé M. Kahoul qui estime que « si l’espèce est menacée » (ce qu’avancent certains spécialistes), il faut fermer le territoire pour tout le monde ». Or « pourquoi les Basques espagnols ont-ils une dérogation jusqu’au 30 novembre, pourquoi les Croates et les Turcs peuvent-ils continuer à pêcher ? Pourquoi les Croates peuvent-ils disposer de six nouveaux thoniers industriels flambant neufs, pendant qu’on nous dit de casser nos bateaux ? ». Des arguments de bon sens que n’a pas voulu entendre le très européiste ministre de la Pêche, Michel Barnier, qui a préféré se coucher : « je ne suis pas dans l’état d’esprit de mener une polémique, de jouer contre la Commission européenne, je veux être avec la Commission », a-t-il affirmé à l’issue d’une réunion à Luxembourg présidée par le Commissaire européen à la Pêche Joe Borg. Le ton est donné…

Georges Moreau

25.6.08

Les bandes donnent l’assaut

Les bandes donnent l’assaut

L’agression dont a été victime un jeune juif samedi dans le XIXème arrondissement – voir notre précédente édition –, dernier épisode en date des affrontements entre bandes dans le quartier des Buttes-Chaumont, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Ce que rappelle implicitement Le Figaro qui consacre deux pleines plages, chiffres et bilan à l’appui, à un des échecs majeurs de la politique de l’UMP au pouvoir : la montée inextinguible de la violence. Celle-ci s’est notamment manifestée sur le Champ-de-Mars vendredi, et samedi soir dans l’ouest parisien, lors des rassemblements organisés pour le baccalauréat et la Fête de la musique. À cette occasion, « des bandes de jeunes éparpillées dans Paris ont réitéré leurs attaques, débarquant une seconde fois dans les secteurs écumés la veille ». « Ils provoquaient les passants, surtout les femmes », explique un internaute sur « un forum de discussion ». « Les groupes de perturbateurs ont également procédé à des incursions massives dans les quartiers chics de l'ouest parisien. Le mode opératoire (…) est relativement invariable : une bande composée de vingt ou trente individus commence par invectiver les jeunes passants en les insultant puis, dans un attroupement, multiplie les coups ». « La capitale n'est plus un sanctuaire » relève plus loin le quotidien qui note « qu'un tiers des violences se concentre dans trois arrondissements du nord-est (les XIXe, XVIIIe et XXe) », arrondissements « pluriels » comme il se doit. « 2007 aura marqué la première année où les bandes de banlieue sont descendues en masse à Paris pour s'y livrer à des règlements de comptes », notamment autour de la gare du Nord, rappelle un policier.

« De plus en plus violente… »

Plus largement Le Figaro indique que les violences dites « non crapuleuses », « principalement les coups et blessures volontaires, ont encore augmenté de 3,8 % en un an, faisant près de 10.000 victimes supplémentaires, soit un total de 224.000 faits. « Et encore, rappelle le sociologue Sebastian Roché, les chiffres de la PJ ne reprennent-ils que des faits ayant abouti à une plainte ». Or, « en devenant de plus en plus violente, la délinquance devient de plus en plus invisible à la statistique policière ». « Les sondages réalisés auprès des victimes révèlent qu'un tiers de celles qui ont subi des violences ne se signalent pas aux autorités ». « Dans les faits, apprend-on, les risques d'agression varient de un à vingt, selon que l'on vit à Marly-le-Roi, dans le 78, ou à Saint-Denis, dans le 93 ». En effet, « sur les 50 circonscriptions de police de France les plus exposées aux agressions, 37 se trouvent en Ile-de-France. La Seine-Saint-Denis rafle les sept premières places du classement des villes les plus violentes », suivie de près par le Val-d'Oise, le Val-de-Marne, l’Essonne… Outre la région parisienne, le quotidien cite encore pêle-mêle, au nombre « des villes qui souffrent », les communes de Creil, Dreux, Évreux (« la ville de Jean-Louis Debré »), Nîmes, Marseille, Lille, Saint-Dizier, ou encore Grasse. Dans cette commune, « où le taux d'agression atteint deux fois celui de la moyenne nationale, la paupérisation de la population, sur fond de difficultés d'intégration, a conduit à une radicalisation des comportements reconnaît un cadre de la police locale », tandis qu’ « un directeur départemental de la sécurité publique » affirme : « la violence physique devient, dans la vie de tous les jours, un mode d'expression. » Sans surprise, ce sont les villes et les régions, certes les moins touchées par la précarité sociale, mais aussi et surtout les plus franco-françaises, où les violences sont les moins nombreuses.

Pourquoi ?

Questionné par Le Figaro sur cette violence endémique, Alain Bauer, président de l'Observatoire National de la Délinquance (OND), explique pour dédouaner le gouvernement de son impuissance que cette hausse des violences physiques « se vérifie partout ou presque : en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Allemagne, surtout dans la partie orientale du pays, et même dans les pays nordiques ». Soit des pays qui subissent eux aussi, depuis plus ou moins longtemps, une forte augmentation des flux migratoires, sujet apparemment tabou pour cet ancien grand sachem du Grand Orient. D’ailleurs, tout à sa logique immigrationniste, M. Bauer explique « le sens de cette dégradation généralisée » par le fait que « partout en Occident, nous vivons avec des règles morales du XVIIIe siècle, un Code pénal du XIXe, une police du XXe et une criminalité violente du XXIe siècle. Nos réponses sont tout simplement inadaptées » conclut-il. Dans les faits, c’est l’acharnement idéologique des politiciens de l’Etablissement mondialiste à poursuivre leur politique de substitution des peuples autochtones en Europe qui est inadapté. Ce sont la poursuite de l’immigration et l’échec de l’assimilation qui obèrent toute possibilité d’enrayer cette montée des violences, que seule l’application du programme défendu par le FN rendra possible. Dans un article paru dans son édition du mardi 29 avril, le quotidien américain Washington Post constatait implicitement ce lien de causalité entre l’explosion de la délinquance et l’immigration, pointant la surreprésentation des « prisonniers musulmans dans le système carcéral français ». Se basant sur « des chiffres compilés par des responsables de la communauté musulmane, des sociologues et des chercheurs », l’article indiquait que « 60 % à 70 % des détenus en France sont musulmans », alors même que les mahométans est-il expliqué, représentent « à peine 12 % de la population totale du pays ». « Sur un continent où la présence des immigrés et de leurs enfants dans les systèmes carcéraux est généralement disproportionnée, les données françaises sont les plus flagrantes », indiquait encore cet article.

20.6.08

Livre blanc : Bompard, un cas exemplaire d’impuissance

Source: http://www.nationspresse.info/?p=791#more-791

Suite à la publication du Livre blanc sur la Défense, document hautement controversé, il est fort possible que la base aérienne d’Orange, la fameuse BA 115 « Capitaine de Seynes » (environ 3 500 militaires), disparaisse. Le député UMP local, Thierry Mariani, se montre en revanche « optimiste » (La Provence, 18 juin 2008). Depuis, les Orangeois attendent le 3 juillet pour connaître, avec certitude, le sort de leur BA 115.
Comme d’habitude, le maire d’Orange, Jacques Bompard, s’en est ému, commentant l’information dans la presse et s’empressant d’écrire une lettre au ministre concerné (La Provence, 4 juin 2008), point final.

Pas de plan de sauvetage
En cas de fermeture de cette base militaire, ce serait une catastrophe, économique, sociale, humaine pour Orange. Et son premier magistrat aurait tout à gagner à tenter de la sauver coûte que coûte. Mais, a priori, nul plan de remplacement n’est mis en œuvre pour que l’économie de la ville en soit moins touchée. Et même si la base reste un temps, il n’est pas sûr que l’équipe en place, dont la liste a été réélue dès le premier tour à 61%, daigne bouger de quelque manière que ce soit. « Pas de programme, pas de projets, se désolent les Orangeois de l’opposition municipale (gauche), si ce n’est celui de bétonner des hectares pour installer des grandes surfaces qui ne pourront pas rester faute de développement démographique » (orangelibre.blog4ever.com). Déjà, Orange voit sa population baisser, ce qui est un comble en Provence. La base disparaissant, cela ne devrait pas s’arranger, au contraire. Et les plus lucides de constater : « Pas de déviation, pas de rénovation des quartiers, pas de partenariats (ou très peu), pas de grands chantiers structurants. La seule exception est le plan de rénovation du patrimoine romain initié par la Région grâce auquel le Théâtre antique et l’Arc de triomphe sont en rénovation, dans lesquels la Mairie ne participe qu’à faible hauteur tout en étant maître d’œuvre ». Et il n’y a pas que des gens de gauche qui soulignent cet état de fait.

Immobilisme villiériste
N’en déplaise à certains illuminés employés par la municipalité, les neuvaines, les bénédictions et les chapelets n’y changeront rien : la base est condamnée, à plus ou moins long terme. « Orange est rouge ! » comme on le dit dans le jargon des aviateurs pour clouer les appareils au sol.
Dans cette ville du Vaucluse, si « bien tenue », où la voirie est régulièrement refaite, où chaque bac à fleurs est à sa place, surtout dans les quartiers des copains, des amis proches, des électeurs fidèles, disent les mauvais esprits, dans cette ville qui est prise comme l’exemple à suivre par une certaine extrême-droite passéiste et revancharde, pour ne pas dire acariâtre, l’impuissance politique du premier magistrat s’affiche au grand jour. Bien entendu, Jacques Bompard n’y peut pas grand-chose dans ce projet de refonte totale de notre outil militaire, et les conditions de survie de la base aérienne ne dépendent pas du maire, mais de la politique de l’Etat, donc du gouvernement.
Certes, mais c’est bien là que le bas blesse. Parce que l’édile orangeois est membre à part entière d’une petite formation très très proche de la majorité présidentielle, c’est le moins que l’on puisse dire. Une formation qui se permet même de s’accorder politiquement avec la très hégémonique UMP de Nicolas Sarkozy. Lorsque l’on a la chance d’appartenir à une structure satellitaire de la majorité gouvernementale (et que l’on ne nous affirme pas le contraire !), on a les moyens de faire pression pour sauver les meubles.

Victime de la stratégie servile de Villiers
Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, maître incontesté du MPF, a changé son fusil d’épaule : retour à la niche ! Et de négocier quelques députés çà et là, quelques mairies, quelques élus aux conseils généraux, quelques prébendes et autres petites commodités. Bien entendu, le vicomte a pensé à tout, à lui tout d’abord, à sa petite cour, à son petit parti, à tout… sauf à une chose : permettre à ses élus, à ses quelques maires confrontés aux dures réalités du sarkozysme de s’en sortir. Le maire d’Orange est de ceux-là ; bien involontairement, il est une victime de la stratégie servile de Villiers en direction de l’UMP. Face à la catastrophe économique et sociale qui menace sa bonne ville d’Orange, l’ex FN devenu très opportunément MPF, par ressentiment contre Le Pen, est placé devant la politique du fait accompli, impuissant. Et c’est cela qui est donné en exemple par certains aigris. A méditer !

19.6.08

La diversité... une chance pour la France ? NON !


La diversité éliminée

« La diversité nous rend plus fort » proclamait le clip de propagande concocté par la Fédération Française de Football à l’occasion de l’Euro 2008. Une diversité de notre équipe « nationale » qui n’a pas fait le poids face à des formations plus homogènes et réalistes, le onze tricolore ayant été incapable de remporter un seul match. Ce qui ne fait pas les affaires du gouvernement qui tablait sur un bon parcours de l’équipe de France pour détourner l’attention des Français sur son incapacité à tenir ses engagements et à enrayer le déclin de notre pays. Gageons qu’une fois les Jeux Olympiques passés, autre dérivatif de cet été, le principe de réalité reprendra tous ses droits, d’aucun pronostiquant une rentrée chaude sur fond d’asphyxie économique, de tensions sociales et identitaires, de crise pétrolière… Les médias adorant brûler ce qu’ils ont adoré, le sélectionneur de l’équipe de France de foot, Raymond Domenech, est voué aux gémonies avec une belle unanimité au lendemain du match perdu contre la « Squadra Azura ». Pourtant, le sélectionneur français avait mis tous les atouts de son côté, de son point de vue, pour faire gagner son équipe plurielle. Ainsi il avait fait appel à Jean-Pierre Doly, secrétaire général du comité exécutif de Médéric – la société de protection sociale dirigée par le frère du chef de l’Etat, Guillaume Sarkozy – pour instaurer un bon climat dans l’équipe de football plurielle. M. Doly avait en effet sur le papier toutes les qualités pour mener à bien cette tâche, puisqu’il fut chargé de mettre en place il y a plus de trente ans des « stages ethnies » à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Des stages qui visaient à rapprocher les cadres des ouvriers immigrés… avec plus de succès ?

Choix politique

Le Front National lui, n’est jamais tombé dans les travers du politiquement correct qui a fortement influé sur la composition du onze de France, tant il est vrai que les épreuves sportives sont aussi un bon révélateur de l’état d’une société. Il y a deux ans déjà, Jean-Marie Le Pen avait relevé que le choix opéré pour sélectionner les joueurs ne répondait pas seulement à des raisons sportives : cette équipe « ne reflète pas la France telle qu’elle est », avait déclaré le président du FN notant que Raymond Domenech, qui a dit qu’il était « d’extrême gauche », a « fait ses choix selon ses opinions politiques ». (FDA Quotidien du 04/07/2006). M. Domenech dont les colères sont tout aussi sélectives et politisées, avait exprimé son ire quand notre hymne national avait été sifflé lors d’un match de la sélection française sur le sol italien contre l’Italie l’année dernière. Une indignation qu’il n’avait pas manifestée a contrario, allez savoir pourquoi, le 16 novembre 2007 lors du match dit « amical » entre l’équipe de France de football et le Maroc au Stade de France. Lors de cette rencontre, comme le 6 octobre 2001 pour la confrontation toute aussi « amicale » entre la France et l’Algérie, les 68.000 spectateurs parmi lesquels, selon la presse, les Marocains, Français d’origine marocaine ou Maghrébins étaient extrêmement majoritaire, la Marseillaise avait été copieusement sifflée avant le coup d'envoi, pendant que des milliers de drapeaux aux couleurs du royaume chérifien étaient agités dans le stade. Interrogé sur ce point, Raymond Domenech s’était contenté de déclarer qu’il était « content qu'il y ait eu autant de monde pour un match amical en novembre ». Quant au capitaine de l'équipe de France Lilian Thuram, il avait affirmé que « les sifflets » ne le « (choquaient) pas plus que ça »… RMC l’avait rapporté sur son antenne le 19 novembre, lors de l’annonce dans le stade du nom des joueurs participant à ce match, seuls ceux du « 11 tricolore » portant des patronymes à consonance arabe avaient échappé aux huées, ainsi que les convertis à l’Islam que sont Frank Ribéry et Nicolas Anelka (FDA Quotidien du 21/11/2007)…

Ça fait mal…

Les joies de la diversité, les professeurs des établissements scolaires de France et de Navarre en font également régulièrement l’expérience. Lundi une enseignante du très « pluriel » collège Henri Dunant de Colombes (Hauts-de-Seine), situé en zone d'éducation prioritaire (ZEP) a été agressée avec une rare violence par un individu cagoulé et copieusement arrosée de gaz lacrymogène à l’intérieur des locaux. Un adolescent de 14 ans a été placé en garde à vue mardi dans le cadre de cette enquête. Dans les heures qui ont suivi cette agression, une autre enseignante a été menacée et insultée depuis l'extérieur de l'établissement. Symbole de l’impuissance de la majorité au pouvoir à rétablir l’ordre, les hiérarques sarkozystes en sont réduits à promettre pour demain ce qu’ils sont incapables de faire aujourd’hui, empêtrés qu'ils sont dans leur présupposé idéologique, à savoir le retour à la sécurité. A l’image de Patrick Devedjian, patron UMP du Conseil Général des Hauts-de-Seine qui, faute de mieux, s’est déplacé dans ce collège pour entendre le ras-le-bol du corps enseignant devant la multiplication des violences dont ils sont victimes – « jets d'œufs et de pierres », « coup de poing sur la proviseure », « départs de feux »... Des enseignants qui, hélas pour eux, sont souvent les mêmes que ceux qui manifestaient pendant l’entre deux tours de la présidentielle de 2002 avec leurs élèves pour dénoncer « le monstre Le Pen » et son programme « sécuritaire »…

« Hétérogène socialement »

Toujours mardi, au collège Chantemerle de Corbeil-Essonnes (Essonne) cette fois, une enseignante de 30 ans a été rouée de coups – coup de poing au visage, et frappée à coups de pied une fois tombée à terre – par un élève de troisième, âgé de 16 ans. Selon les témoignages, ce « jeune » n’aurait pas supporté une remarque, jugée pourtant « anodine », de cette enseignante alors qu'il tardait à quitter la salle de classe. La jeune femme s'est vue prescrire 10 jours d'incapacité totale de travail. Pour marquer le coup, a déclaré Marie-Louise Testenoire, inspectrice d'académie de l'Essonne, les enseignants de ce collège ont évoqué avec leurs élèves cette agression et « procédé à un rappel des règles de "la vie commune" ». Avec un sens remarquable de l’ellipse, un don certain pour l’euphémisme politiquement correct, Mme Testenoire a tenu également à préciser – en guise d’explication ? – que le collège Chantemerle est un établissement « hétérogène socialement ». Chacun aura traduit ce qu’entendait cette inspectrice d'académie par cette formule frileuse…

17.6.08

Savoie : Alertes à la bombe pour exiger la libération de Cesare Battisti…




La section anti-terroriste du parquet de Paris s’est saisie dimanche d’une enquête concernant une série d’alertes à la bombe en Savoie contre des trains, accompagnée d’une lettre de revendication en italien évoquant les Brigades Rouges, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Plusieurs appels téléphoniques affirmant que des bombes avaient été placées dans des TGV ou le long de la ligne Chambéry-Aix-les-Bains (Savoie) ont été reçus par les pompiers et la rédaction du quotidien Le Dauphiné libéré à Aix-les-Bains (Savoie) depuis vendredi.

A la suite de la découverte, samedi dans une cabine téléphonique d’Aix-les-Bains, de la lettre en italien, signée “en souvenir des Brigades Rouges”, le parquet de Chambéry a été dessaisi du dossier dimanche au profit de celui de Paris, a-t-on précisé de même source.

La SNCF a indiqué avoir reçu trois alertes, vendredi, samedi et dimanche, concernant des bombes posées soit dans un TGV, soit le long de la ligne. Ces alertes ont occasionné des retards importants dans l’acheminement des voyageurs.

S’adressant d’abord aux pompiers le vendredi soir, l’auteur des revendications téléphoniques est ensuite passé par l’agence du Dauphiné libéré à Aix-les-Bains samedi pour une nouvelle alerte, a indiqué le quotidien. Selon le journaliste du Dauphiné, l’homme s’exprimait “dans un français haché avec un fort accent”.

Un peu plus tard dans l’après-midi de samedi, un nouveau coup de fil indique au journaliste de permanence qu’une enveloppe a été laissée dans une cabine téléphonique d’un square d’Aix à l’attention du journal.

Après l’intervention d’une brigade de déminage par précaution, les enquêteurs ont trouvé, dans cette cabine, une lettre rédigée en italien évoquant notamment le terroriste italien d’extrême gauche Cesare Battisti. Cette lettre et ces appels téléphoniques demandent la lbération du criminel et d’avoir des nouvelles de lui par le canal de TF 1. La lettre est signée “en souvenir des Brigades Rouges”, selon la source judiciaire.

Selon Le Dauphiné libéré “le contenu du courrier est assez similaire avec les propos tenus” lors des appels aux pompiers ou à la rédaction du quotidien.

Le procureur de la République de Chambéry, Robert Bartoletti, a indiqué lundi lors d’un point presse que des relevés d’empreintes digitales avaient été réalisées dans les cabines téléphoniques ayant servi aux alertes à la bombe et dans celle où a été retrouvée la lettre.

Selon le magistrat, “aucune piste n’est privilégiée pour le moment”, mais la sécurité a été renforcée sur la liaison quotidienne en TGV Annecy-Paris qui s’arrête en gare d’Aix-les-Bains à 20H02, qui était la cible des alertes.
Source

15.6.08

Charlie Hebdo : l’immonde est atteint!

Coup de gueule

A Allinges en Haute-Savoie, 7 collégiens ont trouvé la mort le 2 juin dans un accident de car. Une mort atroce à un passage à niveau. La France entière s’est émue, à juste titre, de ce drame. Les familles ne s’en remettront probablement jamais. Qui pourrait se remettre de la mort d’un enfant ?
Les plus hautes instances de notre pays se sont rendues, en même temps que les caméras, sur les lieux du drame. J’avais dit alors, dans un communiqué, qu’essayer de se refaire une « image » sur un accident qui avait touché le pays tout entier était lamentable. On n’avait pas touché le fond. Le fonds de commerce ! Eh bien maintenant c’est fait !

Les salopards, parce qu’il faut bien appeler les merdes par leur nom, de Charlie Hebdo, dans leur dernier « torche-cul » ont publié un « dessin ». Si l’on peut dire compte tenu de la laideur de celui-ci.
Le « dessinateur » dont le nom évoquera désormais pour moi la pourriture à l’état pur - si j’ose dire - a osé. Il a osé l’abject. Dans un mauvais gribouillis, il a représenté les restes des cadavres des enfants étalés sur les rails du chemin de fer avec une légende faisant allusion aux collégiens qui eux avaient eux obtenu la « Palme d’Or » au dernier Festival de Cannes pour le film « Entre les murs »… L’œuvre de ce fumier représente un « personnage » qui se penche sur les petits corps déchiquetés et qui leur dit « Alors on fait moins les fiers maintenant ? »
Voilà. Voilà ce que certains qui se prétendent humains osent faire pour faire du fric ! Et M. Sarkozy il en pense quoi ? Et Mme Dati qui était hier dans notre région pour venir, elle aussi larmoyer sur le sort de ces enfants, elle en pense quoi ? Elle va faire quoi ? Ils vont faire quoi les pleureuses de circonstance dans ce pays pour dénoncer cette ignominie.
Je sais moi ce que je ferai si je tenais entre les mains cette pourriture de dessinateur de Charlie crado !

Jacques VASSIEUX
Conseiller régional de Savoie
Groupe FN

11.6.08

Pouvoir d’achat : les Français pessimistes… et réalistes

Un sondage BVA paru mardi démontre une nouvelle fois le manque de confiance des Français dans la capacité de ce gouvernement à relever les défis d’une mondialisation qui les appauvrit. Ils sont ainsi 77% à se déclarer « moins confiants » en l'avenir de la situation économique de la France, et 86% à se montrer « pessimistes à l'égard du pouvoir d'achat ». L'indice de confiance des Français en l'avenir de la situation économique de la France s'établit à -63 en juin, chutant de 11 points par rapport à mai. La volonté du gouvernement d’augmenter le nombre de grandes surfaces, sous le prétexte de favoriser la concurrence et de faire baisser les prix, ne convainc pas non plus nos compatriotes. 33% des sondés considèrent que ce dispositif, prévu dans la loi de modernisation de l’économie, n’aura « pas de conséquence du tout » sur les prix, 34% qu’il aura des « conséquences négatives », 27% seulement des « conséquences positives ». Les Français ont compris que le feu vert donné à la libre installation de grande surface de moins de 1000 m2 , censé faciliter le développement des « hard discount », est avant tout un cadeau fait au lobby de la grande distribution, les grandes enseignes ayant développé leur propre réseau de magasins dits à prix réduit. Une décision qui aura surtout pour effet de parachever la disparition des petits commerces de centre-ville – un million d’emploi disparus en quelques décennies – sans faire baisser significativement dans le même temps le coût du panier de la ménagère. Nous l’évoquions le mois dernier, les produits de grande consommation, qui représentent 17% de la consommation des ménages, ont augmenté de 5,7% dans les hypermarchés et de 4,9% dans les supermarchés en un an. Mathieu Kaiser, de BNP Paribas, soulignait de son côté que « les comportements de marge dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie agro-alimentaire et de la distribution devraient empêcher l'inflation de refluer très rapidement » (FDA Quotidien du 16/05/2008).

Profits abusifs ?

Interrogés sur le prix du carburant par cette même enquête d’opinion, 64% des personnes sondées souhaitent une baisse des taxes prélevées par l'Etat sur les carburants comme la TVA ou la TIPP, 52% jugent que l'instauration d'un prélèvement sur les bénéfices de Total serait « efficace pour limiter la hausse du prix de l'essence ». Sous la pression du gouvernement, Total qui a réalisé en 2007 12 milliards d’euros de bénéfice, vient d’annoncer qu’il versera cette année 102 millions d'euros pour contribuer une nouvelle fois au financement de la « prime à la cuve de fioul » destinée aux foyers non imposables. Une prime passée en janvier dernier de 75 à 150 euros annuels. Christophe de Margerie, patron de Total a annoncé lundi qu’il « (réfléchissait) avec le gouvernement à son augmentation (jusqu'à 200 euros) ». Toujours dans le domaine du carburant, l’association de défense des consommateurs UFC-Que choisir a mis en exergue « la lourde responsabilité des compagnies pétrolières » dans l’augmentation du prix du diesel. Le 5 juin l’UFC a relevé que « sur un litre de diesel vendu, la marge de raffinage représente en mai 15,7 centimes. Elle se portait à 6,4 centimes en janvier 2008, 6,0 centimes en 2007 et 2,5 centimes en 1998. A elle seule, l'augmentation de la marge de raffinage explique près de la moitié (47 %) de l'augmentation du prix du diesel depuis le mois de janvier. Cette marge, qui mesure la rémunération du raffineur pour ses coûts et ses profits, a donc été multipliée par 2,4 en 4 mois et par plus de 6 en dix ans ! (…) En n'investissant pas dans le raffinage, ces compagnies pétrolières ont créé un mécanisme de rationnement qui fait exploser leur profit sur ce segment et qui fait flamber le prix pour les consommateurs. Les perspectives sont peu engageantes puisque les investissements à venir concernent surtout des mises aux normes et non des créations de capacités nouvelles ». L'UFC-Que Choisir a donc demandé au gouvernement « qu'à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, soit posée la question d'une relance, s'il le faut contraignante, des investissements dans le raffinage européen. Enfin, il va de soi que les profits abusifs réalisés sur le raffinage du diesel ne font que justifier plus encore la pertinence d'une contribution exceptionnelle des compagnies pétrolières ».

4.6.08

Démantèlement d’un dangereux laboratoire de contrefaçon de médicaments : la vérité est tout autre !

La chasse aux sorcières continue…

Voici un siècle et demi, le professeur Armand Trousseau, à l’Hôtel-Dieu de Paris, divisa en deux groupes cent malades atteints des mêmes affections ; cinquante reçurent les médicaments usuels et cinquante n’en reçurent aucun. Un an après, le pourcentage des guérisons était exactement le même dans les deux groupes. Certes, depuis, la médecine a fait des progrès : il y a dix fois plus de malades, dix fois plus de médecins et dix fois plus de médicaments, ces derniers causant parfois eux-mêmes des maladies.

Aujourd’hui, on nous présente la perquisition de la gendarmerie à Messimy, jolie commune des vallons du Lyonnais, comme le démantèlement d’un dangereux laboratoire de contrefaçon de produits pharmaceutiques.

Mais la vérité est tout autre : il s’agissait, en fait, d’une association produisant et diffusant les produit “Solomidès”.
Solomidès, comme Naessens, Hamer, ou Beljanski, avait découvert un moyen de soigner certains cancers. Mais ces produits, quoique autorisés dans de nombreux pays, sont interdits en France, et leurs défenseurs, pourchassés.

Ce qui n’empêcha pas la présidence de la République d’exiger la violation de cet interdit : François Mitterrand fut l’un des plus célèbres clients de Miro Beljanski !

Il est grand temps d’arrêter l’hypocrisie qui veut que seuls les médicaments rentables soient autorisés et les autres, interdits. Le lobby pharmaceutique doit reconnaître qu’aucun produit n’est efficace à 100% sur l’ensemble des patients, et que, s’agissant d’affections graves comme le cancer, tout soulagement des souffrances d’un malade, a fortiori toute rémission, est une victoire.
Source : www.nationspresse.info

23.5.08

Mensonge et démagogie


A l’heure où une majorité des lois qui s’appliquent dans notre pays sont décidées à Bruxelles, les fausses promesses de Sarkozy faites aux pêcheurs n’engagent que ceux qui les croient (FDA Quotidien du 19/05/2008). La réalité, a noté Jean-Marie Le Pen mardi est tout autre : « le gouvernement n’envisage rien de moins que de compenser la hausse du prix du gasoil par la baisse des salaires dans le secteur de la pêche. C’est ainsi que doit se comprendre le placement de la pêche dans la liste des professions à pourvoir en immigration "choisie". M. Hortefeux n’a d’ailleurs pas perdu de temps puisqu’il a, dès février 2008, conclu un accord pour importer des pêcheurs sénégalais et ainsi tirer les salaires vers le bas ». Au-delà de la mise en œuvre des préceptes mondialistes, le gouvernement en est réduit à agir dans les domaines marginaux. De petites opérations médiatiques chargées d’occulter l’impuissance du gouvernement à améliorer la vie quotidienne des Français, à ralentir la course de la France vers l’abîme. Révélatrice, à ce sujet, est l’intention annoncée par le gouvernement, en l’occurrence par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) de supprimer l' « happy hour », la tranche horaire de consommation d’alcool à prix réduits dans les bars. Une mesure pitoyablement démagogique, puisque si l’alcoolisme est un fléau réel qui entraîne la mort précoce de dizaines de milliers de personnes chaque année, l’interdiction de « l’happy hour » ne saurait agir sur ce problème de santé publique, sachant, comme le souligne les professionnels, que la consommation d’alcool dans les cafés, restaurants et discothèques « ne représente que 12% du montant total des ventes en France ».

20.5.08

QU’EN EST-IL DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ?


LETTRE OUVERTE AUX CITOYENS

QU’EN EST-IL DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ?




Travailleurs sociaux de terrain, nous accompagnons éducativement de jeunes majeurs ou en passe de l’être.
Nous ne pouvons rester plus longtemps sans réaction face à la situation des jeunes étrangers isolés sur le territoire français, qui nous est aujourd’hui imposée :
En effet, le ministère de la justice, lui-même ( cf. le bulletin officiel du 31/03/05 ) reconnaît depuis 2005 certaines dérives qui consistent à octroyer des mesures de protection judiciaire à des majeurs qui relèvent plus de la protection administrative ; mais celle-ci leur est refusée.
Le Conseil Général de Savoie rejette systématiquement toute aide jeune majeur aux étrangers isolés, alors qu’ils étaient pris en charge par leur service (direction de la vie sociale) jusqu’à 18 ans !

Mineurs, ils sont à protéger, majeurs, ils ne sont que des étrangers !

« Cet accueil est prioritairement réservé aux jeunes déjà pris en charge par le service, quel que soit leur statut, et pour lesquels le passage à l’autonomie nécessite encore un accompagnement qui peut se poursuivre au delà de l’âge de 20 ans révolus lorsque le projet du jeune le nécessite. » Art L 222-5 du code de l’action sociale et de la famille.

La loi reste cependant applicable aux Français !
Comment nommer cela si ce n’est de la discrimination ?

« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »Art 225-1 du code pénal.

Par ailleurs, l’article 225-3 du code pénal punit de 3 ans d’emprisonnement et de 45000 € d’amende le fait de subordonner la fourniture d’un bien ou d’un service à une condition discriminatoire.

A ce jour, les décisions politiques conduisent à réduire en quotas les prises en charges jeunes majeurs par les juges pour enfants (4,8 par juge et par an).
Ces nouvelles dispositions, associées aux refus systématiques du conseil général d’accorder un soutien administratif jeune majeur et à l’arrêt du financement par la Protection Judiciaire de la Jeunesse annoncé pour juin 2008, nous amènent à exclure un certain nombre de jeunes en cours de suivi éducatif dans la régularisation de leur situation, leur scolarité ou formation, leur santé physique et psychologique, leur socialisation




« Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l’autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu’aux mineurs émancipés et majeurs de moins de 21 ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre. »Loi du 05/03/07, art L 222-1.

Concrètement cela nous implique dans un accompagnement quotidien auprès de jeunes, arrivant souvent mineurs, qu’il s’agit d’inscrire dans un cursus de formation, de suivre sur le plan de la santé de lourdes conséquences à une histoire traumatisante, de recevoir leur solitude et souffrances psychologiques dues aussi à l’exil, de les soutenir tout au long du parcours difficile pour régulariser leur situation administrative et qui réactive le passé douloureux…
Tout cela pour s’entendre dire que tout s’arrête abruptement, sans tenir compte du chemin parcouru et à parcourir encore, vers une fin de prise en charge décemment légale…

« Le maintien d’un accompagnement éducatif vers l’autonomie est hautement souhaitable pour les jeunes les plus en difficulté. Il doit s’accompagner d’une recherche de solutions adaptées dans des dispositifs de droit commun dans une perspective d’anticipation et de préparation de leur mise en œuvre. Dans ce but, le partenariat institutionnel avec les collectivités territoriales et les dispositifs locaux d’insertion sera déterminant. » (BO du 31/03/05).

Nous sommes donc confrontés, en tant que citoyens, professionnels et humains, à un non-respect de la loi et de la parole du juge, puisque de brusques arrêts de prises en charge interrompent ou invalident une décision du juge pour enfants, motivés par des raisons comptables…
Nous ne pouvons recevoir ces décisions arbitraires et mercantiles que comme un camouflet à notre éthique, une insulte aux droits de l’homme, aux institutions et aux valeurs de la France !(France-terre d’accueil… !).

La loi ne peut impunément être bafouée ; Qui peut l’empêcher ?

Au delà de ces stratégies économiques délinquantes, il existe encore des garants tels le tribunal administratif, le Conseil d’Etat, et la cour européenne de justice.

Qui, aujourd’hui est en capacité à soutenir ces jeunes pour défendre leurs droits et de fait notre Droit ?


Michèle SEEKAMP Jacqueline CHICHIGNOUD
Educatrice spécialisée Educatrice spécialisée
Email : micheleseekamp@yahoo.fr


ADDMIS
(Association de défense des droits des mineurs, jeunes majeurs étrangers isolés en Savoie)
Maison des Associations, 67 rue St François de Sales, 73000 Chambéry
Email : addmis73@yahoo.fr

Bruno Mégret se retire de la vie politique

Source : Olivier de Granvil

Le président du Mouvement national républicain et ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen va partir travailler à l’étranger.

Le président du Mouvement national républicain (MNR), Bruno Mégret, a décidé de se «mettre en réserve» de la vie politique. Il l’a déclaré mardi à l’Agence France-Presse.

«Je vais travailler à l’étranger pour une grande entreprise. Je me mets en réserve de la politique, après avoir tout tenté pour faire émerger une vraie droite dans le paysage politique», a-t-il indiqué dans une brève déclaration. «Je ne pars pas pour six mois», a-t-il précisé, alors qu’on lui demandait si ce «retrait» était temporaire ou définitif.

Bruno Mégret a aussi indiqué qu’il s’expliquerait plus longuement lors d’un cocktail de presse vendredi matin dans un hôtel parisien

L’analyse de Bruno Gollnisch sur les évènements de mai 68…

LE MAI 68 QUE J’AI VECU

Par Bruno Gollnisch

Ce qu’il est convenu d’appeler les « événements » de mai 1968 est généralement décrit comme une fantastique partie de campagne lors de laquelle la jeunesse, quasi-unanime, aurait ouvert la voie à une heureuse transformation de la société. Dans une société prétendue oppressive, sclérosée, obscurantiste, on aurait assisté à l’éclosion de la liberté, de la spontanéité, et même de l’intelligence. La libération des mœurs, des esprits, des énergies, aurait été le fruit de ce mouvement joyeux et somme toute bon enfant, en dépit de quelques heurts inévitables avec les forces de police. En quelque sorte, comme Jack Lang le dira plus tard lors de l’accession de Mitterrand au pouvoir, on serait en mai 68 passé de l’ombre à la Lumière…
En lisant ce que l’on écrit à ce sujet, j’avoue mon inquiétude et même mon effarement sur la façon dont on écrit l’Histoire, à cent lieues de la réalité. Une réalité dont je prétends, avec beaucoup d’autres que l’on n’entend jamais, avoir été un témoin direct, puisque ma première année d’études universitaires fut précisément l’année 67-68… à Nanterre, annexe toute récente encore en construction des facultés de Lettres et de Droit de l’unique (!) Université de Paris, depuis éclatée en treize morceaux.

Une Dialectique totalitaire…
Première légende : la spontanéité et le goût de « liberté » des meneurs du Mouvement. J’atteste que l’immense majorité de ceux-ci étaient marxistes purs et durs, mis à part quelques anarchistes encore plus violents que les autres. Certes, ils ne possédaient pas les milliers de pages du « Capital » de Karl Marx. La plupart se contentaient, dans le meilleur des cas, des cinquante-deux pages du « Manifeste du Parti Communiste » du même Marx et d’Engels, opuscule qui, par la magie du matérialisme dialectique et prétendu scientifique, permettait d’expliquer le Monde entier, passé, présent et avenir. Idées, institutions, conflits, droit, art, religion : tout n’était que produit de l’affrontement des classes, lui-même implacablement déterminé par l’évolution des rapports économiques de production. Comme c’était simple. Simple, mais effrayant.

Manipulation des foules.
Deuxième légende : le goût du « débat » et de la libre « discussion » qui aurait éclos un peu partout. Que les événements aient servi de chambre de décompression à des Français dont le morne quotidien était rythmé par le « Métro-boulot-dodo », c’est certain. Que ce défoulement ait donné lieu à une volumineuse logorrhée, c’est exact. Mais celle-ci était parfaitement orientée. Et surtout, tout ce qui ne s’exprimait pas dans le sens révolutionnaire, non seulement n’avait pas droit de cité, mais était banni par une violence physique assumée avec une totale bonne conscience. Il ne faut pas croire que cette violence visait seulement les étudiants, l’immense « majorité silencieuse » désireuse de travailler et de passer ses examens. Cela certes suffisait, si on l’affirmait fort et clair, à être qualifié de « fasciste ». A fortiori, revendiquer l’apolitisme dans le syndicalisme étudiant, ce qui était le cas de la FNEF (Fédération Nationale des Etudiants de France), nécessairement conservatrice depuis que la gauche et l’extrême gauche s’étaient emparés de l’UNEF dans le cadre d’une politisation revendiquée, suffisait aussi à faire de vous un «fasciste ».
« Fascistes » ceux qui ne souhaitaient pas la victoire des communistes au Viêt-Nam. « Fasciste » aussi De Gaulle et les gaullistes. « Fascistes » même aux yeux des trotskystes, maoïstes, dans leurs nombreuses chapelles, les communistes « orthodoxes ». Guy Konopnicki, ancien responsable national des Jeunesses communistes, devenu ensuite élu écologiste et aujourd’hui journaliste à Marianne, qui était alors responsable nanterrois de l’UEC (Union des Etudiants Communistes), doit s’en souvenir encore…
Cette violence procédait d’un sentiment de haine à l’encontre de tout ce qui n’était pas dans le mouvement ou de tout ce qu’il voulait détruire. Une haine intellectuellement absurde, soit dit en passant, puisque l’économisme de leur pauvre doctrine aurait du pousser les gauchistes à ne voir dans leurs adversaires que des êtres déterminés par leur situation de classe.
On oublie que le principal fait déclencheur des événements ne fut pas l’apostrophe à Missoffe, Ministre de la Jeunesse et des Sports venu inaugurer la piscine du campus, de Cohn-Bendit lui reprochant la prétendue répression de la sexualité étudiante (Missoffe lui répondit de piquer une tête dans la piscine si la question l’obsédait trop). Ce ne fut pas davantage l’invasion par les gauchistes masculins du dortoir des filles à la résidence universitaire. Ces événements étaient passés inaperçus. Ce fut l’interpellation de quelques-uns des meneurs à la suite du quasi-lynchage en cours de l’étudiant réfractaire Kerauten.

Car contre le « fasciste » tout est permis. Qui n’a pas vu l’éviction de Pierre Juquin, chassé par les Maoïstes de l’amphithéâtre où il était venu parler, ou plus tard l’élimination par la force de Jean Foyer, Professeur de droit, ancien Garde des Sceaux de De Gaulle, qui n’a du son salut qu’à la fuite, peut croire naïvement au caractère libératoire de ce happening. Mais quand on a subi cette folie durant des mois, voire des années (car à Nanterre, somme toute, les années 69 et suivantes ont été encore plus pénibles que 68), on n’a guère d’illusion à ce sujet.
Par réaction, il est résulté des événements une génération de soixante-huitards « de droite », dont il n’est jamais question. Rien qu’à Nanterre Lettres, j’ai rencontré et connu les futurs journalistes Michel Chamard (Valeurs Actuelles, Le Figaro, responsable de la communication chez Philippe de Villiers), Pierre Beylau (Le Quotidien de Paris, puis Le Point), Patrick Buisson (LCI puis La Chaîne Histoire), Alain Pothier dit Sanders (Présent) les universitaires Jacques Népote (ethnologue au CNRS), Bernard Lugan (historien), Stéphane Rials (juriste), le magistrat et essayiste Didier Gallot, mais aussi Marie-France Charles, devenue plus tard Marie-France Stirbois, député, Alain Renaud, qui fut secrétaire général du Front National, etc.
Ayant souffert avec eux du climat étouffant qu’y faisaient régner les gauchistes, je ne prétends pas pour autant qu’ils partagent aujourd’hui toutes mes options politiques. Je crois en revanche pouvoir affirmer que les événements les ont définitivement vaccinés, s’il en était besoin, des idéologies de gauche, et que ces mêmes événements n’ont pas été étrangers à leurs vocations intellectuelles ou politiques. Ceux-là, on ne les interroge jamais sur 68.

Un chaos pré-révolutionnaire.
Ils diraient peut-être avec moi, à l’encontre de ceux qui n’ont vu dans tout cela qu’un monôme finalement sans gravité, que les choses étaient beaucoup plus sérieuses qu’on n’affecte de le croire aujourd’hui. Quiconque a vécu de près le déroulement de ces événements peut témoigner de l’effondrement de toutes les structures d’autorité, dans les Universités, les Entreprises, les Administrations. Le jeune homme que j’étais a vu avec effarement les professeurs molestés, comme le doyen Ricoeur, grand philosophe, ignominieusement promené dans une poubelle ; les locaux saccagés, mais aussi les hommes d’affaires, les cadres supérieurs, les dirigeants des quartiers bourgeois faire la queue à leurs banques dans l’espoir d’en retirer 500 francs, montant maximum des retraits autorisés, expédier leurs familles en Suisse, quand leurs épouses se battaient littéralement pour s’approprier les derniers paquets de sucre disponibles à Inno Passy…une société qui s’effondre sous elle. Avec mai 68, j’ai compris ce qui s’était passé en France de 1789 à 1793, en Russie en 1917, en Chine ou en Algérie. J’ai compris les diverses phases du processus révolutionnaire : Provocations visant à délégitimer l’autorité / Fiction de démocratie directe par des « Assemblées » prétendues « générales » soigneusement tenues en main, version estudiantine du soviet révolutionnaire / diabolisation des adversaires justifiant leur élimination / dialectisation du corps social : qui n’est pas avec nous est un ennemi / matraquage de la propagande annihilant tout sens critique, etc. Et ça marche !
L’engrenage qui a conduit tous les rouages mis en place par la gauche : syndicats, associations, partis, à emboîter le pas au mouvement aurait très bien pu déboucher sur une vacance du pouvoir, la guerre civile, l’anarchie, ou une situation du type de celle que la France à connue en 1793. Avec d’incalculables conséquences sur le plan national et international. Car certes, l’Union Soviétique n’était pas mécontente de la politique étrangère du Général De Gaulle, et l’on sait que son attitude a été déterminante dans la réserve du Parti Communiste « français ». Mais si le régime gaulliste avait été balayé, en conséquence par exemple de la démission de son chef, l’URSS ne se serait certainement pas désintéressée de la prise du pouvoir en France.

Finalement, que reste-t-il de Mai 68 ?
Beaucoup de scories, sans doute. J’en dégagerai quelques-unes, conjoncturelles, ou structurelles.

Conjoncturelle, et cependant capitale, fut la victoire apparente des idéologies marxisantes dans de larges pans de la société dont la jeunesse. Cette victoire fut considérée à tort comme acquise par les dirigeants politiques de tous bords, et cela a sans nul doute contribué, non seulement à la survie, mais à la progression du totalitarisme communiste dans le monde. Les dirigeants occidentaux, par lâcheté, lassitude, ou complicité s’y sont en effet résignés. Car, ne l’oublions pas, le phénomène 68, même s’il n’a pas eu partout la même ampleur qu’en France, a été mo